Dossier MINI : Naissance d’un mythe


Sa silhouette ramassée et compacte, son style unique, sa base mécanique moderne, son poids plume, son caractére “kart” et son habitacle pouvant embarquer quatre adultes sont les principaux atouts qui ont permis à cette citadine de s’imposer rapidement à tous comme une automobile à part.

Entre passé et présent

Sortie de l’usine pour la première fois durant l’été 1959, la petite voiture britannique MINI (et non pas Mini...) débarqua avec un style original et une conception moderne pour l’époque, signée par le brillant ingénieur Sir Alec Issigonis pour la firme anglaise British Motors Corporation (BMC). En effet, sa silhouette ramassée et compacte, sa base mécanique unique pour son gabarit de 3070mm de long (absence de porte-à-faux, d’un moteur transversal, de traction avant, d’amortisseurs et de cône en caoutchouc…), son poids plume et son habitacle pouvant embarquer quatre adultes lui permirent de rivaliser sur les plans commercial et sportif avec des voitures plus importantes en puissance et en masse. A ce sujet, elle remporta plusieurs fois le célèbre rallye de Monte-Carlo dans les années soixante, grâce aux modèles préparés par le pilote et ingénieur de la Formule 1 à moteur central, John Cooper. Ce dernier avait donné son nom à des versions de routes de la MINI à travers les multiples marques qui ont badgé la petite de Birmingham, à savoir la Austin, Morris, MG, Wolseley, Riley et même en Italie sous la marque Innocenti (Groupe Fiat) avant qu’elle ne devienne une marque propre suite à la création du groupe British Leyland en 1968, puis Rover. Durant cette période, la MINI se diversifia en lançant des déclinaisons du modèle Mini_Clubman9_483365903.jpgoriginel comme le break Traveller, le Clubman, Countryman, la MINI Moke et bien d’autres. En 1994, le groupe anglais Rover fut racheté par le géant allemand BMW. Mais en 2000, le groupe Rover souffrait de graves pertes financières. Ce qui poussa le groupe BMW à revendre MG Rover et Land Rover à, respectivement, un consortium britannique (Phoenix) et Ford. Par ailleurs, il garda la MINI en lançant une toute nouvelle génération, lors du mondial de Paris de la même année.   
Aujourd’hui, intégrée au groupe BMW en tant que constructeur à part, au même titre que Rolls-Royce, la marque MINI s’est progressivement développée en modernisant ses infrastructures industrielles, à savoir les usines d’Oxford, de Swindon et de Hams Hall. A cet effet, ces trois usines fonctionnent selon les standards élevés de fabrication et de qualité du groupe BMW. Elles sont homologuées selon la norme écologique ISO 14001. En collaboration avec le centre d’innovation et recherche BMW (Forschungs-und Innovations Zentrum-FIZ) de Munich, le centre d’ingénierie et de qualité (Quality and Engineering Centre-QEC) d’Oxford, les modèles MINI bénéficient de tout le savoir-faire du groupe. Notons que la première MINI au passeport allemand a été produite à plus d’un million d’unités en six ans seulement, c’est dire l’engouement du public pour cette icône de sa prestigieuse majesté.
En outre, BMW a su exploiter intelligemment le courant néo-rétro de la MINI grâce au lancement, d’abord, d’une version cabriolet quatre places à toit souple en 2004, juste après la commercialisation de la première MINI diesel, la MINI One D. Suivie par la suite une version très sportive développant 210ch, conçue par les ateliers du sorcier John Cooper Works, baptisée la MINI Cooper S JCW, mais aussi la nouvelle génération de la MINI (2006) et le tout dernier modèle, le Clubman, sorti l’année dernière. Sur un autre chapitre, la marque britannique, sous l’impulsion de BMW, s’est ouverte à des collaborations avec d’autres constructeurs tels que Chrysler, Toyota sur la première génération (2001-2006) et plus récemment PSA Peugeot Citroën pour les blocs essence et diesel de la gamme actuelle. Tous ces efforts consentis ont permis à la marque de s’internationaliser à travers une offensive tous azimuts sur les plus gros marchés mondiaux, y compris celui du pays de l’Oncle Sam (USA) où elle bénéficie d’un capital sympathie (second marché mondial pour le constructeur après la Grande-Bretagne), très favorable à sa diffusion, devenant même un symbole de tendance et de bourgeoisie auprès des stars people américaines.

La gamme MINI

BMW avait graduellement fait élargir la gamme MINI, constituée désormais de trois modèles pouvant répondre aux multiples attentes d’une clientèle jeune et dynamique en quête d’exclusivité et de tendance : la MINI berline, la Mini Cabriolet et le break MINI Clubman.

Mini_Berline1_953822522.jpgLa première, la MINI berline, est celle que tout le monde considère comme « La Vénérable MINI ». Renouvelée en 2006, cette troisième génération reprend les ingrédients à succès de son ancêtre. Côté design, elle adopte des boucliers remaniés par rapport au modèle 2001 sans alterner le style général. En effet, la face avant reçoit une calandre chromée majorée à trois lamelles surplombant une prise d’air inférieure, séparée par une ligne médiane et des feux antibrouillard ronds plus importants. Les optiques, quant à eux, ne sont plus rond, mais plutôt globuleux cerclés de chrome et intègrent désormais les clignotants. De profil, le dessin semble le même hormis l’arrivée de passage de roues plus prononcés et des répétiteurs de clignotants cristallisés. A l’arrière, la différence avec l’ancien modèle relève du jeu des Sept erreurs tant la similitude est frappante. On retrouve donc quelques petits nouveaux détails, tels que le dessin des feux plus larges recevant un éclairage en diodes et un jonc chromé plus épais. Pour cette nouvelle version de la MINI, toute la carrosserie du véhicule est nouvelle hormis le toit et les surfaces vitrées ont été repris de l’ancienne mouture. Côté dimensions, cette nouvelle génération a Mini_Cabriolet3_432803563.jpggagné 60mm en longueur par rapport à la précédente (3700mm) tout en conservant la même largeur (1683 mm) et hauteur (1407mm). Paradoxalement, cette croissance en longueur ne profite pas aux deux passagers arrière (normes de sécurités obliges) puisque son empattement reste inchangé, à savoir 2467mm. En revanche, le traitement de son habitacle fait un bond conséquent en termes de qualité de finition et d’assemblage soulignée par un nouveau dessin de la planche de bord (tachymètre central plus volumineux intégrant l’ordinateur de bord, un nouveau volant à trois branches, console centrale agrémentée de commendes basculantes façon aviation…). Quant à son coffre, il s’est accru de 10 litres, soit un volume de 160 litres, voire 680 banquette rabattue. Sous le capot, les blocs de la nouvelle MINI ont été totalement revus. Exit donc les moteurs d’origine Chrysler et Toyota, laissant la place désormais aux moteurs, fruit de la collaboration entre BMW et PSA Peugeot Citroën. En effet, cette dernière a donné naissance selon ses versions (One, Cooper et Cooper S) aux blocs 1.4L 16V VTI 95chMini_Cabriolet2_998220034.jpg (One), 1.6 16V VTI 120ch (Cooper) et 1.6 Turbo 175ch (Cooper S) essence mais aussi une nouvelle version turbo diesel 1.6L de 110ch (Cooper D). Tous ces moteurs sont couplés à une boîte de vitesses mécanique à six rapports. En plus de ces motorisations technologiques, la MINI se dote d’un nouveau châssis méticuleusement peaufiné par les ingénieurs maison et de voies plus larges afin d’accroître son côté karting dans les routes très sinueuses, préservant ainsi la renommée de son aïeule (malgré son poids de plus d’une tonne au bas mot) en termes de plaisir de « pilotage ».

Le second modèle de la famille, la MINI Cabriolet, se veut, pour sa part, la version chic et glamour cheveux aux vents de la marque. En effet, cette déclinaison à ciel ouvert conjugue à merveille l’esprit ludique de la petite anglaise. En attendant la deuxième génération prévue pour le Mondial de Paris, la MINI Cab, sortie en 2004, est pour le moment commercialisée avec l’ancienne carrosserie, toujours aussi séduisante. Un style intemporel qui attire les regards de par sa bouille craquante reconnaissable entre mille (optiques rondes, calandre chromée, roues aux quatre coins, absence Mini_Clubman5_494403459.jpgde montants latéraux…) et bien sûr un toit souple afin de garder la ligne originelle. Bénéficiant d’une capote toute électrique, l’opération de « décapsulage » s’effectue en seulement quinze secondes par simple pression d’un bouton situé au-dessus du rétroviseur intérieur. Grâce à son pliage en Z, la capote se replie sur un espace restreint derrière la banquette et rend ainsi la bâche superflue. En outre, ce pliage intègre une fonction toit ouvrant sur des longerons d’une section maximale de 40 centimètres. Une fois décapotée, on découvre un habitacle chaleureux paré d’une planche de bord au style néo-rétro, rappelant celle de son initiatrice, des sièges enveloppants au dessin particulier ainsi qu’une paire d’arceaux chromés placés à l’arrière en cas de tonneau. Détail sympathique, le couvercle du coffre à abattant, s’ouvrant vers le bas et maintenu par deux câble d’acier, est un clin d’œil au système d’ouverture d’antan de la MINI. Sur le plan mécanique, l’offre moteur est composée d’un bloc essence 1.6L avec trois niveaux de puissance : 90ch sur la One, 115ch sur la Cooper et 170ch sur la Cooper S à compresseur, mais aussi une première sur un cabriolet de ce gabarit, un bloc diesel 1.4L de 88ch sur la One D.

Mini_Clubman4_321223576.jpgEnfin, le dernier modèle à être intégré à la gamme, le break Clubman, passe presque pour un petit monospace compact par rapport à la MINI « standard » tant pour son gabarit que pour sa modularité et son design. Ce dernier point révèle une robe très inspirée du tout premier Clubman des années 1960. A cet effet, les portes battantes à l’arrière ont été reprises, mais dans une conception plus moderne sans oublier l’apparition d’une portière antagoniste côté passagers. Notons que l’absence d’une seconde portière de l’autre côté (conducteur) est due principalement à l’implantation du réservoir à carburant. Côté dimensions, il mesure 3937mm de long, 1683mm de large, 1426mm de haut et un empattement de 2547mm. A l’intérieur, on retrouve la même ambiance et présentation que la berline avec, en prime, une habitabilité accrue aux niveaux des jambes à l’arrière sans oublier son volume de chargement, digne d’une véritable polyvalente, qui passe de 260 litres en configuration standard à 930 litres banquette rabattue. Sur le plan mécanique, le Clubman dispose, suivant les versions, de la même palette de motorisation que la berline, sauf pour le 1.4L essence, à savoir le bloc 1.6VTI de 120ch (Cooper Clubman) 175ch (Cooper S Clubman) et 1.6L turbo diesel de 110ch (Cooper D Clubman). Ces moteurs sont reliés à une boîte mécanique à six rapports. Signalons que le diesel ne sera pas proposé à terme par Bavaria sur la gamme MINI.


Razmjena

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