Toyota Avensis 2.0l D-4D 127 ch: Multiples évolutions


Pour que l’Avensis se refasse une santé, Toyota a défini 5 missions : redynamiser les lignes, améliorer la qualité perçue, favoriser le confort, retravailler l’insonorisation, et enfin réduire la consommation ainsi que les émissions.

Sur le plan du style, sa face avant arbore un bouclier désormais trapézoïdal, la grille de calandre gagne une touche de chrome et des nouveaux phares plus saillants incluant des feux de jours à LED font leur apparition. Du côté de l’arrière-train, on se contente d’une baguette de chrome surlignant la plaque et des feux redessinés. Du mieux certes, mais pas sûr pour autant que l’Avensis attire beaucoup plus l’attention. Côté mensurations, elle affiche une longueur de 4710 mm, une largeur de 1810mm alors que la hauteur atteint les 1480mm. Son empattement est de 2700mm pour conforter le caractère habitable de ce modèle.

A l’intérieur aussi, un bond qualitatif est largement perceptible par rapport à la génération précédente. Les plastiques rembourrés semblent de bien meilleure facture au toucher comme à l’usure, même sur les contre-portes. Les sièges offrent un meilleur soutien latéral, un niveau de confort supérieur. Aussi les tachymètres sont beaucoup plus lisibles et la console centrale gagne en présentation en affichant des commandes plus accessibles. Mais la grande nouveauté dans ce poste de conduite réside dans  le nouveau système d’infotainment «Touch» (inauguré sur Yaris) qui propose un système audio 6HP tactile de bonne qualité avec prise en charge iPOD, Bluetooth et caméra de recul de série.

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La version objet de cet essai est celle qui est animée par la mécanique 2.0l D-4D développant une puissance de 127 ch. Elle est couplée à une boîte de vitesse manuelle de 6rapports, bien étagés. Cette mécanique a connu une évolution remarquable en termes de diminution de la sonorité et l’amélioration de l’agrément de conduite. Pour ce faire, de multiples raffinements ont été opérées, tant au niveau de la voiture (ajout de bavolets aux roues, carénage des soubassements, angles anti-turbulences sur les boucliers, pneus de 17’’ à faible résistance au roulement) que du moteur en lui-même (optimisation des frictions, nouveau turbo, nouvelles pompes à huile et à eau, carter à deux compartiments, diminution de 3 kg de l’ensemble). Le résultat semble plutôt crédible avec des rejets tombant de 139 à 119 g/km et une consommation moyenne donnée pour 4,5 l/100 km. Parallèlement, le couple de 310 Nm est disponible plus bas (dès 1.600 tr/min), dont 280 Nm à partir de 1.400 tr/min.

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Coté châssis, l’Avensis reçoit un train avant à pivot découplé (pour un meilleur toucher de route) et la rigidité de l’ensemble se voit accrue par de l’acier haute limite d’élasticité, une barre antiroulis un peu plus large ainsi que des points de soudure plus nombreux. Des suspensions au tarage plus orienté vers le confort complètent la mise.

En main, la Toyota Avensis s’annonce sans mauvaise surprise. Sa direction électrique revue, devient plus franche et plus informante sans pour autant perdre en douceur, ce qui n’est pas un mal pour manier cette carrosserie de 4,71 m de long, en ville. On conduit avec légèreté cette berline, oubliant presque les 1.580 kg de l’engin. Les suspensions moins dures ne sont pas de trop, car la berline offre tout de même un compromis plus proche du confort. Du reste, le comportement routier se montre sain quelque soit le style de conduite, avec une belle rigidité et une absence de roulis en courbe…même si l’Avensis invite plus naturellement à une conduite apaisée. Plus petit Diesel disponible sur le papier, le 2.0 D4D de 127 ch étonne par son entrain. Sans être un monstre de puissance, ni un bloc poussif (0 à 100 km/h en 9,8 s), ce moteur fait son travail avec une grande application, rendant l’Avensis cohérente dans cette déclinaison.

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La boite manuelle à 6 rapports participe d’ailleurs à l’effort en se montrant bien étagée, même si elle privilégie quand même un peu les économies. On peut aussi souligner un tempérament de l’ensemble assez linéaire, la consommation tire profit de ce caractère, malgré une conduite sportive, avec une moyenne observée de 5,9 l/100 km sur notre parcours. D’ailleurs, l’insonorisation tient plus son salut au travail effectué sur le 2.0 D4D qu’aux isolants renforcés derrière la planche de bord et sur le tunnel de transmission. En définitive, cette Toyota Avensis corrige ses points faibles et gagne en sérénité. Si elle n’est pas la plus émotionnelle des berlines du marché, elle ne sera pas la plus mauvaise à conduire non plus.

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Pour le marché algérien sur lequel la marque japonaise veut redynamiser les ventes de sa gamme VP, cette berline Avensis est proposée en deux motorisations : 2.0l essence de 138ch à3 220 000 Da et 3 460 000 Da, et 2.0l D-4D de 127ch aux prix de 2 900 000 Da et 3 200 000 Da. La première motorisation est associée au choix du client, à une transmission automatique de 4 rapports et une autre manuelle de 6rapports. La seconde, D-4D, est quant à elle exclusivement couplée à la transmission manuelle de 6 rapports. En termes de finition, deux niveaux sont disponibles, SOL et Premium. L’entrée de gamme s’annonce déjà très riche avec une liste comprenant de nombreux équipements de sécurité et de confort. La finition la plus haute se distingue par son adoption du réglage électrique du volant en hauteur et profondeur ainsi que le siège conducteur. Elle se prévaut aussi d’une sellerie cuir, des sièges avant chauffants, de l’écran tactile, de la caméra de recul et des projecteurs bi-Xénon avec lave phares. Pour le reste, il va sans dire que la dotation équipement est à même de répondre aux besoins des clients les plus exigeants.

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En somme, la Toyota Avensis se révèle agréable à conduire et se montre digne de confiance à la faveur de la linéarité de son groupe motopropulseur composé du 2.0l de 150 ch associé à la boîte de vitesse manuelle de six rapports. Son châssis se montre efficace et ses trains roulants, au tarage bien calibré permettent d’absorber les irrégularités de la route sans souci. De son côté, le freinage reste mordant, comme à l’accoutumé sur les modèles Toyota.

 


Razmjena

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