4 Questions à Bernard Sonilhac, président directeur général de Renault Algérie Production


Rencontré en marge de la visite de l'usine d'Oran, Bernard Sonilhac, président directeur général de Renault Algérie Production, a bien voulu répondre à nos questions.

Que pouvez-vous nous dire afin de lever les équivoques où les doutes liés à la capacité de ce site à produire la Symbol selon les normes et standards de la marque Renault d’autant que son taux d’intégration reste modeste ?

Le démarrage de l’usine s’est fait normalement et comme prévu, nous montons en cadence progressivement après avoir obtenu l’accord de fabrication en septembre dernier. Depuis le début, nous subissons des contrôles qualité et des cotations sont faites périodiquement par des cotateurs chargés d’évaluer notre travail. Actuellement nous fabriquons 25 véhicules par jour alors que nous avons débuté à cinq. Le quitus de la direction qualité de Renault ne nous autorise à passer au palier supérieur que si nous faisons preuve de notre capacité à produire dans le respect des standards qui constituent les fondamentaux du groupe Renault-Nissan. Les procédures nécessaires à produire des voitures de qualité sont bien mises en place et  les véhicules sont testés à 100%, nous disposons de la signature électronique qui est garante du niveau de qualité recherché et en bout de course, la voiture subie le test d’étanchéité pour bien vérifier qu’il n’y a pas d’infiltration d’eau. Tous le process montage connu dans les usines du groupe Renault sont exactement les mêmes qui sont appliqués ici à l’usine d’Oran. Cette voiture répond strictement aux mêmes exigences qualité que celles imposées dans les autres sites de production de Renault. C’est d’autant plus vrai ici parce que c’est une première expérience pour le pays et je peux vous dire que c’est une fierté pour moi de voir qu’avec des collaborateurs algériens, on peut atteindre ce niveau de qualité appréciable qui me fait dire que je suis certain du succès commercial de cette voiture.

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Pour l’instant cette usine ne fait que du montage et il ne vous échappe pas que sur cette opération que les éventuels défauts peuvent apparaitre. Quel est le plan de marche prévu pour passer à une deuxième phase où on verra le taux d’intégration atteindre un niveau relativement satisfaisant ?

Effectivement, c’est au montage que des défauts peuvent éventuellement apparaitre. C’est l’opération la plus difficile et le dernier rempart avec le client. C’est là que l’on voit si la peinture est bien faite, si les pièces livrées par les fournisseurs sont parfaites, quand on assemble le tout, c’est là que peuvent surgir des problèmes. Le montage est la meilleure école pour maitriser la construction automobile, c’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons choisi de commencer par elle. Cela nous permet de former les collaborateurs algériens à maitriser et à mettre en œuvre la qualité et les standards Renault, puis de pouvoir passer dans une seconde étape à la mise en place d’un atelier de peinture et de tôlerie pour produire ici même la caisse.

Comment s’opère la formation des collaborateurs, est-ce au niveau de la dextérité, du toucher ou du maniement ?

Il y a plusieurs étapes, au début ils passent par l’académie Renault de Boufarik, cela leur permet d’avoir un contact direct avec les clients pour qu’ils s’imprègnent bien des attentes de ces derniers y compris les managers de premier niveau. Ensuite, il bénéficie d’une formation qui leur permet d’assimiler les exigences des standards requis sur la pièce qu’ils sont censés monter sur les voitures, il y a aussi les formations liées à la dextérité électronique qui permet de maitriser les outils en faisant les bons gestes favorisant la qualité, enfin chaque opérateur profite de formations sur des postes différents pour favoriser la polyvalence et la compétence. Nous avons même fait venir des collaborateurs d’autres usine du groupe afin de faciliter à nos collaborateurs algériens d’assimiler les étapes et les process de montage. Ces formations sont généralement très longues, particulièrement celles liées au management qui peuvent durer des mois.

Cette usine est appelée à évoluer puisque le marché algérien ne pourra pas absorber 75 000 Symbol lorsque vous atteindrez ce volume. Avez-vous prévu de diversifier la production ?

Oui c’est quelque chose qui est inscrit dans le pacte des actionnaires. A partir du moment où nous avons mis en place les fondamentaux du groupe Renault dans le processus de production, il nous sera possible de diversifier la gamme produite quand le moment sera venu. Nous pourrons passer différents types de voitures à la condition que le marketing nous donne le signal. Mais pour l’instant, nous voulons rester concentrés sur la qualité pour ensuite envisager de passer à une nouvelle étape. Ce qu’il faut retenir, c’est que le montage que nous avons mis en place est capable de cela, puisqu’il est équivalent à ceux des autres usines Renault.  


Razmjena

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