Instabilité chronique
Si pour la majorité des grandes marques traditionnelles, la question de la qualité de l’importateur ne se pose plus comme au début des années 2000, en revanche elle demeure d’actualité pour un certain...
nombre de labels à l’image de l’indienne Tata, de l’iranienne Saipa, des chinoises Faw, Brilliance, Chery et bien d’autres encore.
Cette situation est le résultat d’un certain nombre de paramètres plus où moins objectifs, dont le plus récurrent est l’absence de progression en termes de représentation et de pénétration du marché. Pour les responsables de ces constructeurs, c’est en un mot, l’absence de résultat qui est source d’inquiétude. Pour eux, leurs labels respectifs sont dotés de solides arguments pour progresser. Le constat dressé ne laisse aucun doute sur le rôle de faire valoir joué par ces marques. Un simple coup d’œil sur les volumes importés par leurs représentants locaux, montre bien que ces marques stagnent dans un marché en pleine effervescence et qui tend de plus en plus vers la difficulté. La période de croissance du début des années 2000 est en effet loin derrière nous. Aujourd’hui le contexte est différent et c’est aux concessionnaires de faire l’effort d’aller chercher les clients en mettant en place des réseaux de distribution de qualité, professionnels et efficaces.
Pour être concret, nous apprenons que certains de ces constructeurs ont dépêché sur Alger des délégations pour s’enquérir de la situation et prendre, le cas échéant la décision de rompre le contrat de représentation qui les lient avec leurs partenaires actuel, en dernier ressort.
Cela s’est déjà produit par le passé et on peut citer les cas de Fiat, Citroën, Volkswagen par exemple, qui n’ont pas hésité à changer d’importateurs.
Les chinoises Chery et Faw et l’indienne Tata, ont aussi franchit ce pas, mais il semble que ces constructeurs sont loin d’être satisfaits des résultats réalisés par les nouveaux importateurs. Cela préfigure t-il encore de nouveaux changements ? C’est fort possible, car les ambitions à l’internationale, affichées par ces constructeurs asiatiques sont très fortes. Et ils ne peuvent, en bons professionnels qu’ils sont devenus, négliger une part de marché aussi minime soit-elle.


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