Double crise à l’AC2A
Le moins que l’on puisse dire sur l’actualité automobile, c’est que le climat général s’est dégradé très sérieusement ces derniers temps.
Outre un environnement devenu défavorable aux distributeurs, il convient dans notre propos d’aujourd’hui, de mettre l’accent sur la crise de confiance qui règne dans l’association des concessionnaire AC2A.Cette crise couvait en fait depuis longtemps et trouve sa source dans les volumes de ventes réalisés mensuellement et communiqués durant la première quinzaine du mois suivant. Les représentants des grandes marques automobiles, du moins ceux qui jouent le jeu de la transparence, ont en effet tous, à un moment où à un autre, mit trop de temps pour faire parvenir leurs résultats. C’est, à mon humble avis, le retard prit par les uns et les autres, qui a créé ce climat de suspicion quant à la véracité des résultats communiqués. Chacun pensant que l’autre a tardé à faire parvenir ses résultats pour d’abord connaître ceux de ses concurrents. A ce jeu du chat et la souris, la profession n’en sort pas grandie. D’ailleurs, l’une des premières actions qui aurait due être initiée par l’association des concessionnaires AC2A, aurait été d’obliger tout simplement, à la faveur d’un règlement intérieur, ses adhérents à ne pas dépasser une date fixée à l’avance et connue par tous, pour faire connaître ses résultats en volume. Certes il y a eu des initiatives dans ce sens, mais elles ont toutes échoué pour des raisons difficiles à comprendre. Le désordre continue donc à régner et chaque début de mois il faut attendre 10, voir 15 jours pour avoir les chiffres et procéder à l’analyse du mois. Et encore, cette analyse n’est jamais complète puisque la majorité des distributeurs des marques chinoises continuent à faire cavalier seul, comme s’ils évoluent dans un marché à part et où ils sont seuls et peuvent donc se permettre de narguer qui ils veulent. Heureusement que là aussi il y a des exceptions comme c’est le cas d’Asian Hall et GMC, qui eux jouent parfaitement le jeu de la transparence. Mais là aussi, l’AC2A doit réagir pour que cette situation confuse cesse et qu’enfin tout le monde puisse se rendre compte de ce que pèse réellement chaque marque, quelle soit européenne, américaine ou asiatique. Enfin, la décision prise par Diamal de ne plus communiquer ses volumes reflète bien la situation qui prévaut aujourd’hui dans une corporation qui subit une double crise de plein fouet. Espérons que les choses reviennent à leurs cours normal pour que chacun puisse assumer ses responsabilités en toute connaissance de cause.


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