Mauvaise passe en perspective
Avec la batterie de mesures décidée par les pouvoirs publics pour diminuer la facture des importations, le secteur de l’automobile s’apprête à connaître une des périodes des plus difficiles depuis l’ouverture du marché à la concurrence.
Ainsi et selon toute vraisemblance, on se dirige vers l’augmentation de 100% de la taxe sur les véhicules neufs instaurée il y a une année, dans le cadre de la loi de finance complémentaire 2009. Si tel est le cas, cela risque de fait, de voir l’activité commerciale diminuer considérablement dans les showroom lors des mois à venir. Evidemment, les premières victimes de cette disposition seraient les classes moyennes qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts quotidiennement, sachant que le pouvoir d’achat de nombreuses couches de la société subit une érosion depuis que le dinar est dévalué régulièrement. Cette dévaluation de la monnaie, ajoutée à l’augmentation de cette taxe sur les véhicules neufs, en plus de la révision des prix à la hausse que ne manquera de provoquer l’interdiction aux concessionnaires du port d’Alger, verra les prix des véhicules s’envoler pour devenir inaccessibles pour beaucoup. C’est donc à une mauvaise passe que se prédestine le marché de l’automobile et les prochains mois, selon les dires de certains responsables des marques, verront le ralentissement des investissements comme le développement des réseaux de distribution et plus grave, le licenciement d’un certain nombre de personnel. Après une période faste, faite de croissance allant à contre sens de la tendance mondiale, le marché algérien s’apprête à connaître un début de crise qui verra les volumes probablement s’effondrer devant l’incapacité du marché à faire face à ces successives augmentations sachant que 80% du volume commercialisé concerne les modèles d’entrées de gammes se positionnant à moins de 800000DA. Les concessionnaires sont-ils prêt pour cette période qui s’annonce pénible ? Assumeront-ils leurs engagements vis-à-vis de leurs clients, malgré ces difficultés ? Seul l’avenir nous le dira.A lire également
Sondage
Pensez-vous que les métiers de l'automobile se professionnalisent?


Commentaires (0 envoyés) :
Réagissez et insérer votre commentaire