Le SAV, l’eternel parent pauvre
Ce qui caractérise l’activité de la distribution automobile en ce début d’année 2009, c’est certainement cette tendance prise par l’ensemble des concessionnaires, depuis quatre à cinq mois, consistant à proposer des remises plus où moins importantes, afin de soutenir l’acte d’achat.
En effet, face à une conjoncture actuellement défavorable, marquée par la baisse du dinar, les restrictions sur les crédits, les nouvelles contraintes douanières et la taxe sur les véhicules neufs, les concessionnaires consentent des réductions sur les prix des véhicules pour essayer de maintenir la dynamique de croissance observée au cours des huit premiers mois de l’année 2008 ou du moins, atténuer le risque de voir le marché baisser de façon considérable.
Ces actions commerciales sont très diverses et vont du bon d’achat de 20000 Da à une assurance gratuite sur un an, en passant par des bons d’essence offerts pendant une année, des remises sur le prix sur un nombre déterminé de véhicules, l’effacement pur et simple de la taxe ou encore une prime de fidélité.
Sans être exhaustif, on constate que toutes ces actions sont du ressort exclusif des départements commerciaux des différentes marques.
Aucun distributeur ne se démarque en proposant à ses clients potentiels, un entretien gratuit pendant une période donnée, par exemple, ou mieux une extension de garantie. Ce qui aurait permis de mettre en avant l’activité après vente, qui reste malheureusement, le parent pauvre de ce noble métier de concessionnaire automobile. Pourtant, sur le long terme, le service après vente est plus rentable que l’activité de la vente de véhicules, d’autant plus que le prix des pièces de rechange est loin d’être à la portée de tous les clients. Si en plus, on considère le prix de la main d’œuvre, il devient facile d’imaginer les difficultés que rencontrent les clients pour entretenir leurs véhicules dans les réseaux de leurs marques.
Cette négligence du SAV dans les promotions proposées, s’explique peut être, par l’incapacité des uns et des autres à entretenir correctement les véhicules commercialisés, comme en témoignent les nombreuses réclamations qui nous parviennent des clients.
A lire également
Sondage
Pensez-vous que les métiers de l'automobile se professionnalisent?


Commentaires (0 envoyés) :
Réagissez et insérer votre commentaire