Marché de l’automobile : Voie royale pour Renault ?


La crise profonde qui secoue le marché algérien de l’automobile semble partie pour durer encore plusieurs mois au regard des derniers évènements survenus ces dernières semaines.

En effet, les arrestations des dirigeants de Sovac (Groupe Volkswagen), TMC (Hyundai), Global group (Kia) et groupe Mazouz (Cherry et Shacman), prédisent des lendemains difficiles pour le consommateur algérien qui, depuis 2015, ne sait plus à quel sain se vouer. Outre l’indisponibilité des modèles de manière suffisante et régulière, il a vu les prix des offres disponibles s’envoler de façon exponentielle pour atteindre en quelques temps, des niveaux incompréhensibles et injustifiés.

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La grande question que les nombreux observateurs se posent aujourd’hui est relative aux réactions attendues des constructeurs dont les représentants et partenaires locaux sont incarcérés et en attente de leurs procès. Le groupe Volkswagen, le groupe Hyundai-Kia et le constructeur Cherry vont-ils rompre leurs relations avec leurs partenaires locaux ? Pour le moment, rien ne l’indique, mais il est certain que la réflexion a déjà été initiée au niveau de leurs staffs respectifs. En attendant, l’incertitude plane sur cette industrie naissante qui a vite montrer ses limites en raison de la manière dont elle a été initiée et gérée. Avec un cahier des charges approximatif, rédigé dans la hâte et laissant aux opérateurs la possibilité d’exploiter ses failles en toute légalité, cette industrie a vite tourné au cauchemar aussi bien pour le consommateur que pour les autorités qui en vantaient ses mérites censés faire baisser la facture des importations et d’asseoir une véritable industrie automobile.

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Résultat des courses, ces projets décriés particulièrement en raison de leurs incapacités à prendre en charge et résoudre la problématique du taux d’intégration, risquent aujourd’hui de baisser rideau car devenus sources de transfert illégal de devises via la surfacturation des kits d’assemblage importés, selon les diverses accusations auxquelles devront répondre les gestionnaires incarcérés.

Dans cette grisaille, seule l’usine de Renault Algérie Production continue à travailler et à assembler les modèles Renault (Symbol et Clio) et Dacia (Sandero Stepway). Cette usine qui a démarré son activité en 2014 et qui avait bénéficié à l’époque de trois années d’exclusivité sur le marché, va probablement retrouver cette situation de monopole pour un certain temps encore si la catastrophique éventualité de la fermeture des sites de Sovac, TMC et Global Group venait à se confirmer.

Dans ce cas, Renault et Dacia seront pendant un temps les seules marques de véhicules particuliers à être assemblées dans le pays, ce qui offrira à Renault Algérie une voie royale pour accentuer sa présence sur un marché que le groupe français domine déjà depuis de nombreuses années.


Razmjena

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