Marché automobile : Entre l’industrie et le commerce


02-01-2018

Le gouvernement a donc décidé de rendre public la liste définitive des futurs acteurs de l’assemblage automobile le 31 Janvier prochain.




 

 

Après avoir publié une première liste composée de dix assembleurs dédiés aux véhicules particuliers et utilitaires, le gouvernement a décidé de reculer suite au tollé général qu’avait provoqué cette liste, qui pour le moins que l’on puisse dire, est sujette à de nombreuses contradictions. Selon certaines indiscrétions, cette liste élaborée dans la précipitation comprend un acteur qui n’était pas prévu d’y figurer ! Notre source ne précise pas par quel miracle, cet acteur a été intégré en lieu et place d’un autre. Ces disfonctionnements mettent à mal la démarche du gouvernement qui a fini par décider de revoir sa copie.

Ainsi, des correctifs seront apportés et rendus publics à la fin de ce mois de Janvier. Qu’en sera-t-il ? Dans l’hypothèse de voir cette liste élargie à trois autres acteurs comme cela avait été annoncé, il convient de souligner que cela ne réparera en aucun cas le tort fait à de nombreuses entreprises qui activaient dans la distribution automobile depuis plus de vingt ans et qui se sont retrouvées écartées depuis quasiment trois ans. Il s’agit principalement du groupe Elsecom, de Cevital, de Diamal, de Falcon Motors, de Toyota Algérie et de plusieurs autres…Seront-elles rétablies dans leurs droits ? Nous le saurons à la fin de ce mois de Janvier. En attendant, le ministère du commerce a de son côté rendu public hier, un communiqué annonçant « la mise en place d’un contingent quantitatif pour les véhicules automobiles, à l’exclusion des collections CKD/ SKD destinées au montage de véhicules ».

Le communiqué ajoute que « l’Accès aux licences d’importation s’effectuera par voie d’adjudication sur la base d’une mise à prix, par référence au modèle de cahier des charges approuvé par l’arrêté interministériel fixant les conditions et modalité d’accès par voie d’enchères au contingent ou à ses tranches ». Plus loin, le communiqué du ministère du commerce précise que « Seuls les opérateurs économiques dont l’activité de production ou de distribution est liée directement aux produits soumis au contingent ouvert, peuvent soumissionner pour l’accès au contingent ou à ses tranches ».

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Cette dernière précision appelle un certain nombre de questionnement sur la faisabilité sur le terrain d’une telle décision. En effet, la première interrogation est liée à la qualité des opérateurs qui y seront éligibles. S’agit-il de l’ensemble des entreprises détenant un registre de commerce dont l’activité principale est la distribution automobile comme les revendeurs ? Les importateurs traditionnels vont-ils être remis en selle et retrouver enfin un minimum d’activité ? La voie d’adjudication veut-elle dire que les pouvoirs publics vont dégager un budget en devise accessible aux professionnels selon leurs capacité financière ? enfin et pour finir sur cette série de question, les véhicules qui seront importés dans ce cadre précis seront forcément moins chers que ceux montés localement, verrons-nous alors deux gammes équivalentes (importée et locales) proposées au marché algérien avec deux tarifs différents ?