Après 2017, 2018 sera une autre année noire pour les concessionnaires


C’est donc dans la continuité de cette année 2017 qu’agit le premier responsable du secteur du commerce, mettant ainsi l’ensemble des concessionnaires, dans une situation des plus catastrophiques.


 

 

 

Dans une déclaration faite aux cadres de son ministère, Mohamed Benmerradi, Ministre du commerce, a clairement annoncé aujourd’hui, selon le site d’information TSA, que les licences d’importation pour les véhicules ne seront pas remises en vigueur en 2018. C’est donc dans la continuité de cette année 2017 qu’agit le premier responsable du secteur du commerce, mettant ainsi l’ensemble des concessionnaires, ou le peu qu’il en reste et qui avait bon espoir de pouvoir procéder à une importation dès le début 2018, dans une situation des plus catastrophique. En fait, il ne leur reste plus qu’à licencier le peu de personnel gardé dans l’espoir de retrouver un semblant d’activité, et pour les plus courageux, se reconvertir dans une autre activité. En tout état de cause, cette décision extrême démontre également que la santé financière du pays est bien plus fragile qu’on ne le pense.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les regards se tourneront inévitablement vers les sites de production avec la question de savoir s’ils seront capables de progresser en termes de capacité de production pour répondre aux besoins du marché dans des délais plus ou moins raisonnables. Ce qui est loin d’être gagné au regard de l’inexpérience des uns et l’immaturité des autres, même si sur ce plan là, Renault fait exception et semble au-dessus de la mêlée.  

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En effet, avec un volume de 60 000 unités produites en 2017, la marque au losange reste l’incontestable leader du marché et semble bien partie pour faire durer cette domination. Cet avantage, Renault le tire du fait que son activité de montage a débuté en 2014 alors que le groupe Tahkout ne l’a entamé avec la marque Hyundai (VP) qu’en 2016. L’autre acteur majeur de ce secteur est bien entendu Sovac qui a entamé son activité en Juin dernier. Enfin, le quatrième acteur sur le segment des véhicules particuliers, Gloviz qui produit les modèles de la marque KIA, n’a entamé son activité que depuis quelques semaines. On peut également citer GMI qui assemble depuis fin 2016 les utilitaires et camion Hyundai. Ces acteurs ont donc un grand retard par rapport à la marque française qui profite également de son statut de constructeur à part entière.

Reste maintenant à savoir comment vont évoluer ces usines qui, comme on le sait, font face à un lourd défi, celui lié au taux d’intégration, véritable baromètre de leurs réussites ou échecs. 


Razmjena

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