UPIAM organise les premières assises de l’industrie automobile


Belle initiative prise par l’union nationale professionnelle de l’industrie automobile et mécanique (UPIAM) en organisant les premières assises de la sous-traitance mécanique, hier au niveau du siège de la SNVI à Rouiba.




 

 

Selon Latifa Turki Liot, présidente de l’UPIAM, cette rencontre a pour objectif de faire avancer les choses, loin de toute polémique ou spéculation, particulièrement en cette période où beaucoup de choses sont dites dans les médias et dans la rue sur les projets industriels lancés ces derniers temps. En effet, de nombreuses polémiques sont nées suite à l’apparition du premier cahier des charges industriel, rendu public en 2016. Ce document a suscité de vives polémiques sur de nombreux sujets tels que ces usines ne sont que des ateliers tourne-vis, le taux d’intégration, le prix final du véhicule bien plus cher que celui du véhicule importé, l’absence de perspective en termes de transfert de technologie, la faiblesse du niveau du réseau de sous-traitance,….

C’est donc dans une conjoncture très particulière qu’ont été tenues ces premières assises de l’industrie automobile avec la participation de nombreux chefs d’entreprises de ce secteur ainsi que des donneurs d’ordres et le chef de division du ministère de l’industrie, Abdelkader Rahla. Dans sa présentation, la présidente de l’UPIAM n’a pas manqué de mettre en exergue les atouts dont dispose notre pays pour passer cette difficile période marquée par de nombreuses incertitudes. Qu’à cela ne tienne, Madame Turki Liot a rappelé que pas moins de 4920 opérateurs activant dans la sous-traitance sont recensés. Ils sont répartis en quatre grands groupes d’activité : Fabrication et transformation de l’acier et du métal, mécanique générale, fabrication de fonte (fonderie et aciérie) et fabrication et transformation de la matière plastique. Ces unités de production implantées en Algérie, même si elles n’intègre pas l’usinage des moteurs, sont considérées par l’UPIAM comme une véritable base sur laquelle notre pays peut s’appuyer pour passer cette délicate conjoncture, particulièrement dans la filière de la plasturgie, qui présente de nombreux atouts et avantages en étant plus structurée et comprend en son sein des opérateurs solides financièrement contrairement à la filière mécanique. L’idée de l’UPIAM, selon sa présidente, est d’exploiter les richesses du pays en hydrocarbure pour mener une réflexion sur la construction d’une unité de vapocraquage afin d’alimenter la filière de plasturgie. Idem pour la filière métallique dont la production nationale ne répond pas complètement aux besoins du marché, il convient selon l’oratrice, de consolider cette spécialité pour arriver à satisfaire les besoins de l’industrie automobile. Enfin, la présidente de l’UPIAM n’a pas manqué de constater avec réalisme que « la sous-traitance dans le secteur automobile est pratiquement inexistante. La multiplicité des constructeurs aboutira forcément à terme à une volumétrie nécessaire pour permettre l’émergence d’un écosystème automobile ».

De son coté, Abdelkader Rahla, chef de division Promotion du Partenariat et du redéploiement au ministère de l’industrie, après une brève présentation de l’évolution du marché de l’automobile, puis le rappel des décisions prises par les pouvoirs publics pour encourager l’émergence d’une industrie automobile avec la mise en place de restrictions drastiques pour limiter les importations et mettre en oeuvre une industrie qui s’en substituera, avec pour perspective d’atteindre un volume d’un peu plus de 400 000 voitures produites en Algérie à l’horizon 2022. Par ailleurs, le représentant du ministère de l’industrie et des mines a mis en avant l’objectif d’arriver à terme, à exporter une partie de la production de véhicules et de pièces de rechange qui seront produits dans le pays. Dan un autre registre, l’orateur a insisté sur les nombreux avantages fiscaux et parafiscaux contenus dans la loi sur l’investissement, confortant ainsi l’attractivité du marché algérien aux yeux des investisseurs.

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Par ailleurs, Abdelkader Rahla a souligné que la filière automobile est considérée par les pouvoirs publics une priorité industrielle et par extension la politique du gouvernement met l’accent sur la promotion de l’intégration locale particulièrement dans les activités de vitrage, câblage, plastique, batteries, lignes d’échappement et sièges. Les activités liées au caoutchouc, pneumatiques, radiateurs, tapis et insonorisant, emboutissage et peinture sont aussi important mais viennent en seconde position dans les priorités. Après ces deux présentations, plusieurs intervenants ont exposé leurs visions et leurs problématiques rencontrées au cours de leurs expériences respectives. Que ce soit les donneurs d’ordre ou les équipementiers tous s’accordent à dire que les potentialités sont réelles et les possibilités de réussir cette transition de l’importation vers la production sont grandes. Pour ce faire, il faut réunir plusieurs conditions à commencer par une remise à niveau des sous-traitants, réussir les processus d’homologation auprès des donneurs d’ordres et trouver les solutions les plus efficaces pour le financement des PME.

Enfin, il faut rappeler que ces premières assises sur l’industrie automobile seront suivies par d’autres éditions qui se tiendront tous les six mois. 

   


Razmjena

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