Entretien avec Philipe Bonilla, directeur des ventes et marketing de la zone Maghreb chez Yamaha: "Yamaha, une forte image de marque"


Rencontré en marge du salon Almoto, Philippe Bonilla, directeur des ventes et marketing de la zone Maghreb chez Yamaha a bien voulu répondre à nos questions.

 

 

 

 

 

Pouvez-vous en quelques mots, nous faire une présentation de Yamaha ?

Yamaha est une société qui a commencé son activité il y a à peine soixante ans et à réussi déjà à se construire une réputation mondiale. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’au début, Yamaha avait investi le monde de la musique par la fabrication d’instruments, d’ailleurs si on observe bien son logo, il s’agit de trois diapasons qui se chevauchent. Par la suite, elle s’est diversifiée par la production de véhicules de transport, mais aussi et surtout des moteurs pour les bateaux, des piscines, des produits électroniques et autres drones. C’est donc une entreprise qui a su se diversifier en investissant des domaines différents. Aujourd’hui, la partie Motos qui reste la plus connue du grand public, représente environ 45% de notre activité alors que la partie marine environ 50%. Le développement de la marque Yamaha s’est toujours appuyé sur le monde du sport et de la compétition, cela a été fondamentale et explique bien pourquoi la branche Motos bénéficie de la notoriété la plus importante.

Aujourd’hui, le marché mondial est en nette évolution vers le respect de l’environnement, de la sécurité et du confort, le tout à moindre coût. C’est d’ailleurs la problématique de l’ensemble des constructeurs et Yamaha n’y échappe pas. Sur le marché algérien, et en raison de notre partie pris de répondre aux normes environnementales Euro 4, force est de constater qu’une partie importante du marché nous échappe en Algérie. Il est connu aujourd’hui que le marché algérien de la moto se caractérise par son orientation vers les modèles d’entrée de gamme et qui sont hors du champ des normes internationales sur l’environnement. Notre gamme commercialisée sur le marché algérien, est conforme aux normes européennes alors que notre souhait est de voir un jour, les autorités algériennes adopter d’autres normes, proches des européennes et sans leurs contraintes. Car il faut savoir que nous produisons plusieurs modèles en Asie du Sud-est, très proches des modèles commercialisés en Europe et qui correspondent mieux aux nombreux marchés des pays émergents. C’est pour cette raison que nous souhaitons voir ces pays émergents adopter des normes aussi bonnes et efficaces comme les normes Thaïlandaises ou chinoises. Aussi, il faut savoir que Yamaha est le leader mondial du marché du vélo électrique qui reste confiné au marché japonais. Dans ce pays, la culture de l’électrique est en vogue depuis plus de 20 ans alors que dans le reste du monde, elle reste très marginale en raison de l’immaturité de ces marchés de l’export.

En évoquant ces normes, qu’est ce qui différencie la gamme Yamaha de la concurrence ?

L’ensemble des modèles de la gamme que nous proposons au marché algérien est largement connu pour son niveau de confort élevé. Cette notion de confort est perceptible à travers une assise aisée pour le passager et le conducteur. Ce dernier profite d’une conception qui favorise l’ergonomie avec un accès aux commandes très facile. Pour l’exemple, la gamme Maxi Scooter, les logements peuvent accueillir un ou deux casques, la problématique de la pénétration dans l’air est largement prise en charge avec des résultats très honorables sur le plan de l’aérodynamique. Aussi, notre gamme est systématiquement équipée de l’ABS, en plus du TCS qui est un équipement qui intervient en cas de patinage sur une surface mouillée ou instable, pour corriger la trajectoire de la moto.

Comment a évolué la marque Yamaha sur le marché algérien, sachant que vous êtes présent ici depuis quatre ans ?

Notre démarche depuis que nous sommes arrivés sur le marché algérien via notre partenaire Pro x4 reste la même que celle que nous avons adoptée sur l’ensemble des marchés où nous sommes présent. La première étape consiste à se doter de capacité réelles à entretenir et réparer les modèles que nous commercialisons, cela veut dire qu’il est impératif d’offrir une prise en charge en termes d’après-vente. Cela est réalisable avec les nombreux cycles de formation que nous organisons au profit des techniciens de Pro X4, qui à son tour transmet ce savoir faire à l’ensemble de ses agents agrées. Second point, c’est bien entendu la disponibilité de la pièce de rechange d’origine que notre importateur se doit de mettre à la disposition du marché également à travers son réseau. Enfin, la vente de véhicules neufs avec un contrat de garantie de deux ans ou 5000 Km. Nous sommes conscients de la bonne réputation de notre marque, c’est pour cette raison que nous insistons sur la qualité du service après-vente qui reste pour nous fondamentale. Enfin, j'ajouterai que nous savons très bien que Yamaha dispose d'une excellente image sur le marché algérien et cela nous donne un avantage certain.

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Comment percevez-vous l’évolution du marché des deux roues ?

Pour notre part, nous sommes présents sur deux segments de marché, utilitaire et loisirs. Ce que je constate, c’est que pour la deuxième catégorie des clients, il y a certainement un engouement de plus en plus important et cela en raison de la configuration du pays qui est un véritable terrain de jeux pour les passionnées de motos. L’Algérie est un pays qui a naturellement de nombreux atouts à apprécier et aussi promouvoir, particulièrement son désert et ses montagnes qui autorisent des sorties très intéressantes pour aller à la découverte de paysages majestueux. Et cela, les motards sont de plus en plus nombreux à le faire, ce qui favorise la croissance de ce marché des loisirs.

Concernant les modèles utilitaires qui dominent en volume le marché, la congestion des grandes villes constitue à elle seule une bonne raison pour les entreprises de passer au transport sur deux. C’est un phénomène que nous constatons de plus en plus car pour les professionnels, il est impératif de pouvoir livrer un produit ou un courrier à son destinataire. Par ailleurs, les cadres des banques ou d’autres compagnies n’hésitent plus à adopter ce type de transport en raison de son efficacité en milieu urbain. Les deux roues ne sont pas antinomiques de la voiture et vous verrez qu’avec le temps, l’intérêt pour ce mode de transport sera encore plus important.  

   

 

 

 


Razmjena

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