La sixième saga de Golf
L’icône intemporelle de Volkswagen, la Golf, vient écrire un sixième chapitre depuis sa première apparition en 1974. En effet, l’indissociable modèle de l’image du géant de Wolfsburg fait peau neuve dans une silhouette consensuelle, respectant les gênes stylistiques de sa précédente tout en modernisant ses lignes, qui s’inspirent du dernier coupé Scirocco. Esthétiquement, on retrouve à l’avant un bouclier fin souligné par des projecteurs au dessin biseauté dans leur partie basse encadrant une calandre à doubles lamelles. Plus bas, on découvre une large prise d’air marquée d’un jonc chromé en forme de trapèze ainsi que des feux antibrouillard ovales cerclés, eux aussi, de chrome, ce qui apporte une véritable touche de prestance à l’ensemble. Sur le côté, l’évolution stylique par rapport à la Golf V est légère mais présente un profil dynamique à l’image de sa ceinture de caisse plus haute, ses passages de roues prononcés et des rétroviseurs, plus sportifs, revues en conséquence. A l’arrière, le design rappelle fortement celui du Scirocco pour ses optiques proéminents mais aussi le Touareg pour leur découpe sur les flancs. Dans
l’ensemble, cette Golf 6 ne veut pas bouleverser sa très fidèle clientèle notamment les aficionados de la compacte VW, qui s’est vendue à plus de 26 millions d’unités dans le monde. A bord, le dessin de la planche de bord relève du restylage tant sa similitude est frappante avec l’ancien. On retrouve donc une console centrale retouchée dans sa partie inférieure (disparition des arches), des buses d’aérations cerclées de chrome, une nouvelle instrumentation pour les compteurs façon moto, un volant trois branches repris de la Passat CC…Le tout marié à une qualité de présentation et de fabrication (choix des matérieux et des grains) d’un haut niveau.
Par ailleurs, les changements fondamentaux se trouvent sous le capot. A ce titre, cette nouvelle Golf entraîne la dernière génération des motorisations TSI et TDI apparues sur les Tiguan et Scirocco. En essence, elle reprend en entrée de gamme les blocs atmosphériques 1.4L et 1.6L 16V de respectivement de 80 et 102ch retravaillés afin de faire baisser leur consommations. Au dessus, on retrouve les moteurs suralimentés et/ ou turbocompressés 1.4L TSI de 122 et 160ch. En diesel, c’est la grande révolution puisque cette sixième génération de Golf abandonne la technologie des TDI à injecteurs pompes réputée chez Volkswagen depuis 2000 et embarque celle de la rampe commune, troisième lignée ! Cette dernière s’étend sur une large plage de puissance, selon les blocs 1.9 et 2.0L, de 90 à 170ch. En outre, on retrouve une inédite variante de 110ch du bloc 2.0L annonçant une remarquable sobriété de 4.5L au 100km en cycle mixte et un rejet de 119g de CO2 par km. A partir de l’année prochaine, un nouveau bloc viendra remplacé l’ancêtre 1.9L, il s’agira du 1.6L TDI. Notons que ces motorisations respectent désormais les normes antipollution EURO 5, obligatoires dès septembre 2009.
Sur le plan de la transmission, tous les blocs reçoivent en série une boîte manuelle à six rapports ou en option la fameuse boîte automatique séquentielle double embrayage DSG (sauf pour les moteurs d’entrée de gamme) à six ou sept rapports selon le couple moteur (n’excédant pas les 250Nm). Au chapitre sécurité, la Golf est dotée de sept airbags, dont un pour les genoux du conducteur, un ESP optimisé, un radar anti collision ACC(Automatic Distance Control) ainsi que des appuis têtes actifs protégeant contre le coup de lapin. En plus, elle reçoit côté confort un châssis adaptatif DCC, une assistance automatique au stationnement PSA (Park Steering Assistant) et une insonorisation améliorée grâce notamment à l’installation d’un pare brise feuilleté.
Cette institution de Golf, sixième du nom, fera son apparition publique lors du prochain Mondial de Paris, en octobre.


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